Site officiel de Sire Cedric, auteur de thrillers.

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Bio officielle (de l'éditeur)

Né en 1974, Sire Cédric vit à Toulouse. Il est l’auteur de six romans et de deux recueils de nouvelles, aux frontières du thriller et du roman fantastique. Il a reçu le prix Masterton pour son roman L’enfant des cimetières et le prix Polar (festival de Cognac) pour son thriller De fièvre et de sang. Ses livres sont traduits en Anglais, en Polonais et en Turc.

 

Sire Cedric

photo (c) Benoît Bacou


Interview décalée
(tirée du journal 20 minutes)

Qui êtes-vous ?

Un grand rêveur, qui continue de s'inventer des histoires d'aventures pleines de monstres humains et d'humains monstrueux, de terribles dangers et bien sûr de héros hors-normes pour les surmonter... parfois !

Quel est le thème central de votre dernier livre ?

La descente aux enfers d'une femme flic parisienne, enceinte de quatre mois, prise pour cible par un tueur psychopathe...

Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?

« D'où venait cette force, cette attraction irrésistible qui ramenait sans cesse les êtres humains à l'abysse ? »

Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?

Une musique de film. De film d'horreur.

Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?

Un tour de manège, genre grand huit, dans une fête foraine hantée !


Et si je devais me raconter moi-même...

Qui suis-je ?

Eh bien...

Juste un type qui écrit des histoires avec des monstres dedans.

C’est amusant à dire comme ça, mais c’est ainsi que je me suis toujours vu. Aucune autre prétention derrière la chose. J’aime juste les mots, et j’aime juste les monstres. À la folie.

Aussi longtemps que je m’en souvienne, j’ai grandi en lisant, des publications pour enfants en passant par les romans d’aventures et de fantasy, lors de mes premières années au collège.

Un jour, j’ai ouvert un livre de l’auteur qui a influencé toute ma génération d’écrivains : je veux bien sûr parler du maître Stephen King. J’avais douze ans. Je lisais littéralement nuit et jour, sur mes genoux en classe, le soir à la lampe sous mes draps, des groupes de rock comme AC/DC, Aerosmith ou Metallica dans mon walkman. Dois-je avouer que je vivais au plus profond de l’Aveyron, un coin pittoresque et très charmant, mais où il n’y a strictement rien à faire pour le cerveau d’un adolescent ? C’est en tout cas au collège que j’ai commencé à écrire. Un peu de tout, des nouvelles, des romans, de la poésie, toujours avorté, comme tout ce que fait un adolescent.

Quand je n’écrivais pas et que je ne lisais pas, je regardais des films, des tas de films, dès qu’il y était question de fantastique ou d’horreur. J’ai ainsi vu Les Prédateurs, un jour, presque par hasard, et j’ai réalisé que ma vie ne serait plus jamais la même après cela.

De même que le jour où, alors que j’étais interne au lycée, j’ai ouvert le Livre de Sang de Clive Barker. Ma vie n’a pas simplement changé, à cet instant-là, elle a basculé, d’un coup et irrémédiablement, aspirée et élevée vers ce que je devais être, comme si les pièces du puzzle se mettaient enfin en place.

Dans mes écouteurs le rock avait pris un goût de sang lui aussi : Iron Maiden, Manowar, Black Sabbath, les monstres jouent comme des dieux.

Moi, je continuais d’écrire, des histoires avec des monstres et du rock.

J’ai erré durant quelques années, effectuant des petits boulots. Je suis allé aux USA et j’en suis revenu. J’ai même perdu une paire d’années dans une fac de seconde zone, pour toujours en revenir à ça, et uniquement à ça. Les mots. Les histoires. Les feux d’artifice dans ma tête. J’ai monté un groupe de métal qui s’appelait Mandragore, et dans lequel je criais dans un micro, je parlais de livres que j’aimais dans une émission de radio, le groupe Moonspell enregistrait son premier album, Wolfheart, Nick Cave réalisait Murder Ballads et David Lynch nous offrait Lost Highway. La vie regorgeait de promesses et de possibilités.

Elle les a tenues, chacune d’entre elles et plus encore.

Mes premiers livres, je les ai imprimés moi-même, à cette époque-là. Je les faisais à l’imprimante et chez des relieurs, j’appelais ça des « démos », comme le faisaient les groupes encore non signés pour diffuser eux-mêmes leur musique.

De fil en aiguille, j’ai vendu quelques histoires à des revues, et un petit éditeur a accepté de publier mon premier livre.

À présent, quelques romans plus tard, c’est un éditeur beaucoup moins petit qui me publie, mais rien n’a vraiment changé.

Je continue d’écrire des histoires avec des monstres dedans.

Et je continue d’adorer ça plus que toute autre chose au monde.

Sire Cédric

Sire Cedric

photo (c) Canal+




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